Archive pour la Catégorie TEXTES

Voilà, c’est fini ! et puis ça recommence

Publié dans 1(Dessins actu.), AGENDA, ART, TEXTES, VIDEOS, VOYAGES, de TOUT un peu avec des tags , , , le Mardi, 24 février, 2009 par Batistin

J’ai donné une année de ma vie pour la réalisation d’un journal dédié à l’art, le journal LaPigne.
Il se trouve que cette belle aventure aura été en fait une année dédiée aux artistes !
Un peu fatigué de promouvoir le travail des autres, gratuitement, il m’a semblé opportun de reprendre
mon chemin dédié à l’art en ne m’occupant plus qu’exclusivement de mon travail de peintre.
Ce qui ne m’empêchera pas, heureusement, d’avoir toujours autant de plaisir à me balader
dans les univers de mes contemporains, et des maîtres anciens…
Batistin
batistin.com

DÉLICATESSE

Publié dans TEXTES avec des tags , , le Jeudi, 20 novembre, 2008 par Batistin

Le chien féroce qui poursuit la bête traquée n’a d’autre point de vue que la victoire. Ce qui sauve parfois la bête d’une mort pourtant certaine.
Jamais l’animal affamé de sang ne doute de ses pas.
Il fonce nez au sol poursuivant une odeur. Nul parfum autre que la peur ne l’attire, ni ne l’excite autant. La victime désignée peut ainsi, décidant de jouer dans un sursaut d’espoir sa dernière carte, sauver sa vie en faisant front. L’effet de surprise ne dure qu’un instant pourtant.
Une éternité, une seconde où tout s’arrête.
J’ai hurlé dans l’escalier. Le cri que j’ai lancé était impératif, dénué de peur, presque un ordre. Tout s’est arrêté. Avant que, la seconde suivante, je me retrouve couché sous un gros bonhomme derrière lequel je me tenais. Cette seconde pourtant aura suffi à arrêter le doigt qui pressai la gâchette du fusil à pompe. Instant de paix et de silence, énorme, emplissant tout l’espace de la cage de l’escalier que je montais à reculons. Le féroce qui nous poursuivait décida de retourner son arme pour asséner un terrible coup de crosse au gros qui se tenait entre lui et moi.
Me voilà maintenant écrasé, étouffé de cent bons kilos ou plus de viande et de graisse molle. Chaque coup de crosse porté aux os du gros résonne à travers lui, à travers moi, pour finir dans mon dos meurtri par les marches. Le son affreux et impitoyable ricoche sur le béton froid et vibre, cherchant le La, dans mon ventre affolé. J’ai peur, affreusement peur.

L’effroi n’a pas encore pourtant engourdi mon esprit.
Je suis vivant, j’ai joué ma dernière carte, le mec n’a pas tiré, je vais m’en sortir. Le plus dur pour l’instant est d’éviter la crosse du fusil qui dérape et s’excite et est passée par trois fois déjà bien trop près de mon crâne. Me sortir de dessous le gros qui gémit et accuse chaque nouveau coup d’un râle ne serait pas si difficile si le gars au-dessus voulait bien se calmer. Au moment où il tape sur le flanc gauche, je sors ma tête à droite et cherche son regard. Ce que j’y vois me rassure, il se sent et reste interdit, une seconde, hésitant à porter un nouveau coup. J’ai n’ai lu dans ses yeux aucune excitation, aucun plaisir. Ce mec est froid, déterminé, il fait son boulot. Finalement je crois qu’il apprécie, à toute allure dans son cerveau de tueur, que par mon cri tout à l’heure je lui ai évité une bavure.
Après tout je n’ai personnellement rien à voir dans leurs histoires. Une seconde de plus m’aiderait bien pour me dégager de cette position inconfortable. Il ne me la donnera pas, le gros faisant mine de se relever. Il choisit de lui casser les côtes. Le sac de saindoux se pliant en deux en hurlant de douleur me libère enfin. S’il avait choisi la tête, je serais encore dessous, et aurai fini dans son cercueil, écrasé à n’en plus finir. Là où va se nicher la délicatesse ! Je n’oserai pourtant pas l’en remercier en finissant de descendre l’escalier, sans me retourner. Deux jours que je cherchai à loger ce gros. Au moment où je m’apprêtais à lui mettre une poussée dans le dos, espérant le faire dégringoler, l’autre féroce à surgit. L’énorme décidément n’avait pas que des amis. Ma chance, c’est qu’il avait comme ennemi au moins un délicat.
Batistin

le miroir enchanteur

Publié dans TEXTES avec des tags , , le Jeudi, 20 novembre, 2008 par Batistin

La vulgarité a depuis fort longtemps dépassé ses propres ( ou sales) limites, et l’Art n’est plus bien souvent que le reflet de nos sociétés… Un pâle miroir érigé en oeuvre ! Car enfin les pires des tentatives artistiques n’atteindront jamais les sommets de l’horreur de la réalité.
L’artiste ne serait plus qu’un montreur du doigt en lieu et place d’un faiseur de rêves…
Pour preuve le nom évocateur donné à une des plus grandes manifestations artistiques au monde:

FOIRE INTERNATIONALE D’ART CONTEMPORAIN FIAC Paris .
Cette remarque n’est caustique qu’envers les inventeurs de cette dénomination et n’engage que notre responsabilité au regard du plaisir que nous avons à parler français… Et puis n’y a-t-il pas une part artistique dans la réalisation patiente d’un jambon?…Ce qui revient finalement à se poser la question du travail bien fait, et donc du savoir faire artistique, bon nombre de métiers d’art étant réalisés par des travailleurs manuels !
“Le tour de main est un tour d’esprit qui vient du coeur”. Mais, le contenu conceptuel, vanté par de magnifiques catalogues d’expositions, fait aujourd’hui loi. La loi du marché bien sûr.
Et comme le dirait nous ne savons plus qui, “l’art contemporain n’est que la représentation nécessaire à une valeur marchande”… Et le rêve?!


le même texte avec une image et
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pirate gascon, frère de la côte

Publié dans TEXTES avec des tags , le Samedi, 15 novembre, 2008 par Batistin

“Blanc de zinc” c’est mon nom
j’suis le gris des assonances
et n’crois pas qu’c'est du comptoir
zinc et or des colonies dont j’cause, non,
mais du fouet qui claque dans l’noir
d’ma blanchitude en cadence
au rythme sans mémoire
des pépères franchouillards
qui me croient frère du soir
quand j’montre ma peau d’blafard.
Moi qui aime le thé
du Vieux tirailleur sénégalais.
Et puis aussi le cassoulet
qui fait péter,
celui qu’ma vieille mangeait toujours
avant d’aller voir monsieur l’curé et sa cour
de vieilles affamées de paradis
capables de tuer sur un on-dit…
Pour aller à l’église prier, par contre on mangeait peu,
ou alors un pot au feu
ou un lièvre au romarin
avec la prière des marins.
Si t’en es un tu comprendras
qu’il y a là blasphème à la superstition, mon gars.
Ne m’en veux pas j’n’suis qu’un bâtard
qui court àprès l’style.
Mais le mien jamais n’vaudra
la haine des villes,
moi j’vis dans l’désert d’une pure méchanceté au dessert
que je réserve aux bêtes que l’océan me sert
échouées sur les plages sans fin.
J’suis le faux phare, le feu malin
j’suis l’naufrageur
du p’tit bonheur.

concours de nouvelles

Publié dans AGENDA, TEXTES avec des tags , le Mercredi, 12 novembre, 2008 par Batistin

CONCOURS de NOUVELLES 2008-2009
Thème : Souvenir d’enfance
doté de 350€ de prix
organisé par l’association
Mancie-Passion
avec la participation des
Editions du Bord du Lot.
Marraine: Catherine LEPRINCE,
actrice et écrivain
Le règlement est retirer à :
EDITIONS du BORD du LOT
10 Bd Danton
47300 VILLENEUVE sur LOT
ou à demander à: contact@bordulot.fr
à télécharger ici

jeter l’encre

Publié dans ART, TEXTES avec des tags , le Mercredi, 12 novembre, 2008 par Batistin

Notre belle âme

Publié dans TEXTES avec des tags le Mardi, 11 novembre, 2008 par Batistin

hello, bonjour, l’art est un défi de tous les jours, tu peines parfois et tu te dis sa sert à rien, faux me dit une petite voix dans mon oreille gauche, la droite elle ne veux rien entendre, la création fait du bien à tous , les gens sourient, réfléchissent, grimacent, sont surpris, pleurent, échangent leurs dires, rament pour comprendre, soupirent , et bien d’autres choses encore , mais les enfants sont surprenant, tu vois du bonheur dans leurs yeux! Gardons notre belle Ame d’enfant / Marie Claire à bientôt, belle étoile à tous.

Ciel de nuit

Publié dans TEXTES avec des tags le Mardi, 11 novembre, 2008 par Batistin

Le vertige qui me prit le ventre une nuit,
en levant les yeux au ciel clair
où brillaient mille étoiles,
alors que je me tenais allongé sur le dos
bien à l’abri du vent dans un creux offert
sur la crête des dunes
qui longent l’océan infini,
ne m’a finalement jamais quitté.
J’en ai gardé une certaine gravité.

petit poème

Publié dans TEXTES avec des tags le Vendredi, 7 novembre, 2008 par Batistin

Obama, te voilà !
Figure souriante,
figure de proue,
jeune loup certes,
mais bon prince,
lancé en pleine course
au beau milieu des seigneurs de la guerre,
au beau milieu de nos saignantes habitudes,
venu jusqu’à nous en charge de beaux rêves …
Allons, laissons nous porter par nos plus sombres
pensées, tu es blanc, tu es noir,
il ne manque à ta bonne figure
qu’un soupçon de jaune
et une pointe de peau rouge
pour nous réconcilier…
La blague est de mauvais goût
et a tellement peu d’importance
vu que notre Dieu n’a lui aucune frontière.
Notre Dieu Argent évidemment…
Quoi de plus sain(t) finalement
que l’Argent puisqu’il se fout
royalement du rang de celui qui le touche,
l’aime et l’adule.
Le Dieu Argent porte en lui pourtant une faille,
une profonde blessure.
Il n’est venu sur terre que pour concrétiser un échange
et ne savait pas qu’il finirai par être le seul objet d’échange !
Une belle farce laissée en héritage
par les marchands du temple…
Obama ! Roi tout puissant
tant que tu auras avec toi le Dieu Argent,
méfie toi de nos rêves,
ce sont des rêves de païens.